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19/12/2012

Manufacture des Allumettes : un projet bas carbonne primé

maquette concours EDF.jpgLe 18 décembre dernier, l’Atelier Lalo et ses partenaires (La Fabrique Urbaine, Betom, Sativa Paysagiste et le studio Ad Hoc) remportaient le second prix du concours national Architecture Bas Carbone organisé par EDF. Ils ont choisi de s’appuyer sur le site de la manufacture des Allumettes à Trélazé pour développer leur projet « ville durable » dans le cadre de ce concours.

« Habiter ensemble la ville durable », tel est le thème de la 5e édition du concours d’Architecture Bas Carbone organisé par EDF, qui vise à mettre en lumière des projets novateurs et exemplaires en matière d’énergie (solutions techniques) et de qualité architecturale. Le 18 décembre dernier à la Cinémathèque Française à Paris, le projet Bas Carbone de reconversion du site de la manufacture des Allumettes à Trélazé, porté par l’architecte parisien Jean-Marc Lalo, en partenariat avec La Fabrique Urbaine, urbaniste, Betom, Sativa Paysagiste et le studio Ad Hoc, a remporté le second prix !

Ce projet, réalisé spécifiquement pour le concours EDF, a été sélectionné, aux côtés de six autres finalistes, parmi les 59 participants. Il bénéficie d’une réalisation maquette à l’échelle 1/200e et d’études thermiques menées par les équipes techniques d’EDF ; maquette par ailleurs exposée au dernier congrès de l’Union sociale pour l’habitat qui se tenait à Rennes (voir photo).

Des ressources locales au cœur du concours « Habiter ensemble la ville durable »

« Il nous faut élargir le regard pour repenser l’urbain de façon plus globale », c’est ainsi qu’a été conçu le projet, comme un lieu ouvert et innovant où les usages s’inventeraient au gré des besoins des habitants (mutualisation des équipements, différents types d’habitat, mixité des usages…). Le site pourrait même se révéler site modèle en termes d’urbanisme. Dans ce projet complexe, il est essentiel pour Jean-Marc Lalo « de travailler avec l’existant », l’existant dans le sens de structures matérielles présentes, mais aussi en tant que figure éminente du passé. Le site, qui s’étend sur 6 hectares et se développera sur plus de 40 000 m2, doit accueillir à terme environ 450 logements (dont une grande partie installée dans les anciennes halles du site), des commerces, des ateliers d’artistes…

Par ailleurs, l’équipe a spécifiquement travaillé sur un projet Bas Carbone qui utiliserait les ressources propres du site industriel, ainsi que les ressources locales. Retenons ici quelques exemples :

  • la mise en place d’un puits canadien (système géothermique jouant le rôle de climatiseur naturel) dans les galeries souterraines de l’ancien site industriel, pour produire de l’Eau Chaude Sanitaire ;
  • la remise en activité de l’ancien château d’eau, alimenté en journée grâce à l’énergie produite par les panneaux photovoltaïques ; en soirée, le système s’inverse : une turbine est activée et assure une partie de l’éclairage public et la recharge des batteries de véhicules électriques ;
  • l’installation d’une production centrale de chaleur mixte bois/gaz pour couvrir les besoins en chauffage du site ;
  • ou encore, l’installation d’une station de traitement biodynamique des eaux usées, sous la forme d’une serre accueillant des végétaux, ce qui permettra à nouveau des récupérations de calories.

Ainsi, les anciens ouvrages destinés à la logistique de la manufacture, sont réactivés pour le réseau de distribution d’énergie à l’échelle du site. Les solutions techniques esquissées dans ce projet sont aujourd’hui étudiées dans le cadre de sa réalisation. Ce concours a permis à l’équipe de Maîtrise d’œuvre de proposer une nouvelle vision du site avec des équipements mutualisés, d’en estimer le bilan carbone, et de permettre une réflexion sur une opération de renouvellement urbain, au profit d’un étalement de la ville Pour Astrid Mallet, chef du service Maîtrise d’ouvrage et Rénovation urbaine du Toit Angevin, « ce prix décerné à l’Atelier Lalo et à ses partenaires, qui ont par ailleurs remporté, en février 2012, l’appel d’offres lancé par le Toit Angevin pour la réhabilitation des Allumettes, est important dans la mesure où il valide et appuie notre parti pris de réflexion globale autour de la réhabilitation du site, et confirme également l’implication de l’équipe dans ce projet ». Il se peut que certaines pistes avancées dans le projet soient tout à fait intéressantes à mettre en œuvre dans le réaménagement du site.

10/12/2012

Précarité énergétique : agir ensemble

AIR-Interieur.JPGÀ l’initiative du CCAS (Centre communal d’action sociale d’Angers) se déroulait, à l’espace Robert-Robin, le 21 novembre dernier un atelier de solidarité sur le thème de la précarité énergétique ; rendez-vous à destination des professionnels auquel étaient associés partenaires institutionnels et associatifs et bailleurs sociaux. Pascal Boucher, chargé de l’action sociale au Toit Angevin, et Lucie Le Roux, animatrice de proximité, participaient à cette journée de travail.

Cet atelier de solidarité, qui se déroulait dans le cadre du Plan Climat Énergie Territorial porté par Angers Loire Métropole, poursuit l’objectif d’aider les ménages les plus fragilisés à réduire leurs factures énergétiques en s’appuyant sur l’expérience et les initiatives d’un réseau constitué des acteurs locaux. En effet, les factures énergétiques pèsent de plus en lourd dans le budget des ménages. Au Toit Angevin, la politique de rénovation et de réhabilitation a certes permis de contribuer à faire baisser les factures énergétiques ces dix dernières années, mais dans le même temps, les tarifs des énergies (électricité et gaz) ont augmenté dans une proportion importante et ce dans un contexte tendu de baisse globale des revenus des locataires. 

Les bailleurs sociaux ont réaffirmé leur position qui va dans le sens de la réhabilitation et d’une conception de qualité prenant en compte les critères d’économies d’énergie. Cet atelier a également permis de positionner l’action sociale qui doit rester au cœur des métiers des bailleurs sociaux. Il a enfin été l’occasion d’échanger sur les initiatives locales et les différentes pratiques des acteurs ; qu’elles soient collectives ou individuelles. À ce titre, Lucie Le Roux est intervenue pour expliquer la démarche « coach énergie » du Toit Angevin. Selon Pascal Boucher, l’atelier « est peut-être une nouvelle façon de travailler ensemble. Il s’agit de développer les initiatives locales, de créer un réseau pour se connaître et se faire reconnaître, et élargir ainsi les possibilités d’intervention des uns et des autres ».

 
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