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23/11/2012

Assurer la tranquilité et la sécurité des locataires :un sujet essentiel pour le toit angevin

Résidentialisation Rosraie ORU - 2010 009-2.jpgContribuer à la sécurité et à la tranquillité pour le mieux vivre de ses locataires est une préoccupation centrale du Mouvement HLM, dans laquelle s’inscrit pleinement Le Toit Angevin. L’entreprise sociale pour l’habitat, tout comme la Ville d’Angers, défend avec vigueur une politique d’amélioration du cadre de vie, dont la sécurité est une composante majeure…

 

Sécurisation des accès : des solutions techniques

Depuis dix ans, Le Toit Angevin met en place un certain nombre de mesures destinées à favoriser la tranquillité de ses locataires, notamment avec la sécurisation des accès aux résidences. Sur le plan technique, Le Toit Angevin installe des portes anti-vandalisme pour limiter les risques d’intrusion et contrôler les accès. Il déploie également l’interphonie, le plus souvent avec caméra, dans l’ensemble de son parc et remet aux locataires une clé unique et un badge magnétique destinés à ouvrir les différentes portes (habitations, garages, caves…). En cas de perte ou de vol, le badge est systématiquement désactivé. De plus, la société développe le système Vigik (remplaçant le pass PPT), qui est une clé électronique quasiment infalsifiable destinée aux entreprises agréées du Toit Angevin et aux prestataires de service, tels ERGF et ERDF, France Telecom, services d’urgence, fournisseurs d’accès Internet… Le Toit Angevin change systématiquement les barillets des logements à l’entrée de chaque nouveau locataire.

Par ailleurs, les opérations de résidentialisation, dans le cadre de la politique de rénovation urbaine ou d’opérations de réhabilitation, participent également à la sécurisation des différents accès. En matérialisant un espace (une ou plusieurs résidences) et ses limites, grâce entre autres à la végétalisation et au fleurissement, la résidentialisation participe directement à l’amélioration du cadre de vie des locataires. Le Toit Angevin effectue régulièrement des travaux visant à installer ou renforcer murets, clôtures et portails sécurisés pour limiter les allers et venues. De même, la mise en place systématique des containers enterrés (et du tri sélectif) a permis de réaffecter l’usage des locaux poubelles et d’éviter ainsi les feux de poubelles, phénomènes jusque-là très répandus !

Sur huit sites sensibles test (La Roseraie, Mongazon, Éventard…), près de 50 caméras de vidéo-surveillance ont été installées dans les espaces communs. Utilisées à titre préventif, elles peuvent également jouer le rôle de preuve pour la police en cas d’agression ou de vandalisme. Jugées dans un premier temps avec circonspection par les habitants, elles ont montré leur utilité en limitant dégradations matérielles et incivilités. Parallèlement à la sécurisation proprement dite, des travaux d’amélioration de l’éclairage et de la luminosité (peinture) ont été entrepris dans les parties communes, les caves et les garages en sous-sol, afin de renforcer le sentiment de sécurité des locataires.

Le sentiment de sécurité ou l’importance du travail de proximité

Au-delà de l’aspect purement technique visant à contrôler les accès, Le Toit Angevin œuvre pour le mieux vivre ensemble et mise sur les actions de proximité menées notamment par les gardiens d’immeubles du Toit Angevin et les correspondants de nuit des régies de quartier d’Angers et de Trélazé. En effet, de nombreuses études ont montré l’importance de la perception dans le sentiment d’insécurité. Pour Didier Bugeon, gardien au Toit Angevin depuis 32 ans, un cadre de vie de qualité et une présence quotidienne sont essentiels pour que les gens se sentent en sécurité : « les gens me connaissent bien, ils savent que je suis là et qu’ils peuvent compter sur moi. Je suis très présent au quotidien et j’interviens souvent pour de petites choses, comme expliquer le tri sélectif aux habitants ou demander aux enfants de ne pas jouer au ballon dans les espaces communs. Je crois que cela évite que ces petites choses ne prennent trop d’importance. Je rappelle tranquillement les règles du mieux vivre ensemble et les engagements qui sont dans le contrat de location. »

Grâce à leurs connaissances et à leur implication, les gardiens jouent un rôle indispensable de médiation, particulièrement dans les conflits de voisinage. Pour Maryline Charbonnier, gardienne au Toit Angevin sur le quartier de la Roseraie, « l’accès sécurisé limite les mouvements dans les résidences et évite ainsi le démarchage ou les rassemblements, il donne vraiment aux habitants un sentiment de sécurité, surtout quand il y a des caméras dans les halls d’entrée. En plus, s’ils ont un problème, ils savent qu’ils peuvent nous en parler, que ce soit pour des travaux ou pour des conflits de voisinage. Dans ce cas, on incite les gens à se parler, à communiquer pour trouver une solution. »

Le Toit Angevin délivre chaque année une autorisation d’accès aux immeubles du parc à la police nationale, à la gendarmerie et aux polices municipales. Par ailleurs un service d’astreinte 24 h/24 permet à la police ou aux pompiers de joindre en cas de besoin les équipes du Toit Angevin.

Pour Christophe Rozé, le directeur adjoint du Toit Angevin, il est essentiel de s’appuyer sur la technologie de contrôle des accès. À ce titre, l’interphonie IP offrira à court terme une double fonctionnalité, celle bien sûr du contrôle des ouvertures/fermetures, mais aussi celle de communiquer des informations aux locataires via le moniteur installé dans les habitations. « Bien sûr, nous continuerons à nous appuyer sur la gestion de proximité, essentielle au Toit Angevin, avec notamment les gardiens, mais aussi les régies de quartier (même si la question du financement de ces dispositifs, très coûteux, est posée). De même, nous poursuivrons nos actions de résidentialisation, avec une priorité sur la sécurisation des accès. »

19/11/2012

L'accompagnement social : une mission essentielle des ESH

couple-1 enfant.jpgLors du dernier congrès de l’Union sociale pour l’habitat qui s’est tenu à Rennes fin septembre, Joseph Giboin, président du Toit Angevin et d’Anjou Insertion Habitat, livrait une intervention sur l’accompagnement social dans le cadre de l’atelier : « L’accompagnement social : une réponse aux situations issues de la crise. »

L'accompagnement social : quelles solutions ?

Dans un contexte de précarité croissante des demandeurs et des locataires en place dans le parc social, la question de l’accompagnement social des ménages en difficultés demeure entière et particulièrement d’actualité : jusqu’où les organismes HLM doivent-ils aller ? Comment doivent-ils gérer l’accompagnement ? Quels partenariats construire avec les associations, les collectivités locales et l’État, qui sont eux aussi en charge de la gestion sociale ? Dans son intervention, Joseph Giboin a évoqué, sur le thème des initiatives du mouvement HLM pour développer l’accompagnement social sur les territoires, son expérience en tant que président du Toit Angevin et d’Anjou Insertion Habitat.

L'exemple de l’association Anjou Insertion Habitat

L’association Anjou Insertion Habitat, AIH 49, a été créée en 2000 à l’initiative de « Une famille, un toit » et du Toit Angevin, accompagnés par le Conseil général de Maine-et-Loire, avec pour objectif de réussir l’insertion par le logement de familles en grandes difficultés. À partir de 2010, l’AIH 49 va gérer entièrement l’accompagnement social et « Une famille, un toit » le logement adapté. L’AIH 49 fait le lien entre les bailleurs sociaux et les associations d’insertion du département, qui siègent ensemble au conseil de l’association et demeure un lieu de partage et de concertation sur la situation des personnes les plus démunies et sur les solutions à mettre en œuvre.

Elle assure ainsi deux missions : une mission de prévention pour laquelle elle apporte un dialogue préalable avec les bailleurs pour les informer des difficultés d’un ménage et déterminer avec eux le logement le plus adapté, et une mission de médiation entre le locataire et le bailleur lors de difficultés avérées ou d’incidents de paiement pouvant ainsi éviter des situations de pré-expulsions.

Concrètement, l’AIH 49 prend en charge des contrats de sous-location pour les ménages en difficultés pour des logements appartenant au parc social ou à l’association « Une famille, un toit ». La sous-location, financée par le Conseil général, est une situation temporaire et l’accompagnement social qui est assuré en parallèle doit justement permettre un retour pérenne dans le parc social avec un bail classique. Cependant, les limites de cette initiative sont celles de la durée de la prise en charge. En effet, parce que les personnes accompagnées sont en grandes difficultés, le travail d’accompagnement pour un retour durable et réussi dans un logement classique se fait nécessairement sur un temps long, or le financement n’est pas illimité ! Il serait bon de mettre en place un accompagnement minimum et sélectif pour éviter un retour à la case départ, mais la question du financement reste alors entière… Il aparaît donc essentiel de réfléchir à des modalités de financement pérenne et multi-canaux, mais également sur les modalités d’entrée des publics concernés.

06/11/2012

Voyage d'études : une délagation de Porto à Bordeaux

Visite Bordeau-Porto.jpgFin octobre, en prolongation du voyage d’études effectué dans la ville de Porto, une délégation de Porto était reçue à Bordeaux pour une visite guidée des grands chantiers de réhabilitation et de construction de la ville, visite emmenée par l’Association nationale des directeurs des ESH et la Ville de Bordeaux. 

En retour du voyage effectué dans la ville de Porto fin juin, l’AND (Association nationale des directeurs des ESH) recevait à Bordeaux, en partenariat avec la Ville, la délégation de Porto, composée des membres exécutifs de Domus, l’office HLM de Porto, et des élus municipaux les 23, 24 et 25 octobre derniers. Ces rencontres professionnelles, auxquelles participaient Joseph Giboin, président du Toit Angevin, et Francis Stéphan, directeur général du Toit Angevin et président de l'AND, avaient pour but d’enrichir les échanges entre les différents opérateurs du logement social qui s’étaient noués en juin dernier, et entre les deux villes, par ailleurs liées par un jumelage.

 

Après la présentation des grands projets de la ville de Bordeaux en matière de logement social, notamment dans le cadre du Programme national de requalification des quartiers anciens dégradés (PNRQAD), étaient programmées des visites de chantiers des programmes neufs et réhabilités des quartiers de Cenon, Lormont, La Benauge et Talence, et de l’écoquartier des Akènes, en compagnie des entreprises et des opérateurs sociaux ; visites qui ont alimenté de nombreux échanges sur les pratiques professionnelles et les modalités de financement des deux villes.

Zoom sur l’AND, association nationale des directeurs des Entreprises sociales pour l’habitat

Cette association est née en 1967 du besoin exprimé par un nombre croissant de directeurs de constituer un lieu d'échanges sur leur métier, sur la conduite de ces entreprises particulières que sont les ESH, au carrefour de l’économique et du social. Regroupant à l’heure actuelle près de 277 membres, représentant des directeurs des ESH de toutes tailles et de toute la France, l’association est devenue un lieu privilégié de réflexion et d’appui pour ses adhérents dans l’exercice de leurs responsabilités.

Pour Francis Stéphan, président de l’association depuis 2011, « c’est un lieu d’échanges de pratiques et d’expériences sur un métier complexe, celui de directeur d’Entreprise sociale pour l’habitat, mais c’est aussi un lieu de défense de la profession où les directeurs peuvent trouver soutien et réponses ». Chaque année sont organisés forums et colloques sur des thèmes en lien avec les problématiques des directeurs (management, évolutions législatives…) et l’actualité en matière de logement social. Pour exemple, en mars dernier, les 29e journées professionnelles de l’AND se déroulaient à La Rochelle sur le thème : « Où va le modèle social français ? » L’association organise également des voyages d’études et c’est justement dans ce cadre que s’inscrivent les échanges avec la ville de Porto et l’office Domus Social.

 
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