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29/05/2012

Entretien du patrimoine, un travail sur le long terme

Du changement d’ampoule à la réhabilitation complète des bâtiments, le service Entretien et Amélioration du patrimoine du Toit Angevin (SEAP) répond à de multiples missions. Des missions marquées par le sceau du développement durable, entre économies d’énergies et adaptation des logements.

 

Depuis le premier projet immobilier né en 1949 dans le quartier Saint-Jacques à Angers, le parc du Toit Angevin s’est largement étoffé puisqu’il compte aujourd’hui plus de 7500 logements dans le Maine et Loire (92% dans l’agglomération angevine). Un patrimoine qui nécessite un entretien permanent, depuis les plus anciennes résidences aux plus récentes. Ce travail est confié au service Entretien et Amélioration du patrimoine (SEAP), dont les actions prennent en compte les évolutions législatives, les nouvelles normes ou des dispositifs comme le Grenelle de l’environnement, notamment en matière de réhabilitation.

 

Ce service, basé rue du Maréchal Juin à Angers, a trois fonctions essentielles :

L’entretien courant incluant les réparations de petite plomberie (fuites de robinet, radiateurs), le remplacement d’ampoules dans les parties communes, la vérification des extincteurs, la réparation des minuteries, des fermetures, et de façon générale, les travaux indiqués sur le contrat Multiservices des locataires.

 

Le gros entretien comme le curage des égouts, les travaux de sécurité, la réfection de l’isolation thermique, l’élagage et l’abattage des arbres, ou les travaux effectués lors la rotation de locataires (entre un départ et une arrivée) : remplacement de sanitaires, peintures, réfection des sols s’ils sont vétustes ou réfection des aménagements extérieurs comme la voirie, les espaces vertes, les aires de jeux, etc.

 

La troisième et dernière facette du SEAP concerne des travaux d’amélioration et de réhabilitation du patrimoine.

 

Le plan annuel d’amélioration et de sécurité du patrimoine a pour objectif d’entretenir le patrimoine au fur et à mesure, en réalisant des travaux préventifs : il s’agit de la pose d’isolants, de mises aux normes d’installations, de la transformations de chaufferies, de la modernisation des ascenseurs, de la construction de garages jusqu’à la création de salles d’eau... 4 Millions d’euros de travaux sont prévus par le SEAP en 2012.

 

Le programme de réhabilitation inclut des travaux à périmètre plus large portant à la fois sur l’extérieur des bâtiments, les logements et les parties communes. Ce programme, voté tous les cinq ans, a pour objectif d’améliorer le confort et l’environnement des habitants, et évolue depuis 2007 dans le cadre du Grenelle de l’environnement. Tony Pellaumail, un des deux responsables du SEAP, explique : « un plan de stratégie patrimoniale est établi à partir des grands axes définis en 2004 et réactualisés en 2009. En ce moment, nous achevons les actions programmées pour 2007-2012, et allons entamer un nouveau programme qui inclura l’aménagement d’appartements pour les séniors ou les personnes handicapées ».

 

Ces cinq dernières années, Le Toit Angevin a réhabilité près de 1000 logements sur les communes de Saint-Macaire en Mauges, Trélazé (quartier du Grand Bellevue notamment), dans les quartiers de la Roseraie et rue Guynemer à Angers. La réhabilitation des résidences dans le cadre de projet de rénovation urbaine portait sur le ravalement des façades, l’isolation, le bardage, l’isolation des terrasses, l’étanchéité, mais aussi l’intérieur des logements (sanitaires, parfois le remplacement du mode de chauffage).

 

Les résidences de Mongazon et d’Eventard à Angers sont actuellement en cours de réhabilitation. L’objectif essentiel, qui s’appuie sur le Grenelle de l’Environnement, est de passer les bâtiments en classe énergétique C. Pari tenu en remplaçant le chauffage électrique par du chauffage au gaz.

 

Instruit par l’Etat et les collectivités territoriales, le Grenelle de l’environnement implique également la programmation d’au moins 200 logements par an pour les 10 prochaines années, soit 2000 logements. «  Nous allons bien sûr définir des priorités, indique T. Pellaumail, mais tenir cet engagement est notre objectif. D’ailleurs, un bâtiment et des logements réhabilités coutent bien moins cher à entretenir ».

 

Pour assurer la gestion de ce service situé bd du Maréchal Juin à Angers, 15 personnes sont employées : deux responsables, quatre techniciens, une assistante, un conducteur de travaux, quatre peintres-carreleurs et deux agents espaces verts.

 

Les étapes d’une réhabilitation : la résidence de la rue Guynemer

 

« En général, ces travaux sont longs et importants », indique T. Pellaumail.

Exemple, la résidence située rue Guynemer datant de 1975, réhabilitée en 2008-2009. Elle comprend 58 logements collectifs.

Première étape, le diagnostic effectué sur les logements et les parties communes a duré 6 mois.

Il y a ensuite la consultation des associations et la concertation des habitants, qui donnent leur accord sur les travaux à réaliser.

Puis vient l’étape des financements à trouver en fonction du montant des travaux.

En parallèle, Le Toit Angevin lance un appel d’offres pour choisir les entreprises qui effectueront les travaux.

Pour la résidence Guynemer, le coût a été de 20 000 € par logement, et le chantier a duré une dizaine de mois. Au total, deux années ont été nécessaires pour mener à bien ce projet. Mais pour le responsable, « ces travaux ont amélioré le confort des habitants, et l’adaptation de certains logements en HSS est une réelle avancée pour le long terme ».

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